Violoniste sans Stradivarius

Qu’est-ce qu’un violoniste sans son violon ? Rien, un homme seul, sans but. On est à Moscou, en 1948. Un virtuose quitte une salle de concert. Sous les applaudissements. Mais comme beaucoup, sans explication, il est arrêté et enfermé à la Loubianka, la terrible prison du KGB. Condamné à 20 ans de goulag, sa famille est exilée, son violon disparait. C’est son petit-fils qui va se mettre en tête de le retrouver. Il découvrira alors le parcours de sa famille, avec en filigrane les soubresauts d’un régime totalitaire qui broie tout être humain dérangeant ou déviant (nous sommes bien d’accord : c’est une question de point de vue).

L’auteure, Mechtild Borrmann, allemande, n’est pas écrivaine de formation, mais thérapeute. Des thérapies par la danse et le théâtre. Après s’être lancée (perdue?) dans la restauration, elle s’est mise à écrire. Tant mieux pour nous. Elle fait partie de cette nouvelle littérature allemande moderne à découvrir, au même titre que Juli Zeh.

Ecoutez donc le podcast de Bernard Poirette, qui, un dimanche matin, m’a fait découvrir ce bouquin. Probablement, est-ce lui qui en parle le mieux. Mais comme le partage et l’envie sont communicatifs… On va appeler ça l’esprit CNews.press 🙂

Podcast RTL – Dimanche 21 juin 2015

      \"Le violoniste\", de Mechtild Borrmann : \"Un excellent roman\"