Jeremy Suyker, ce baroudeur téméraire

Membre du Collectif Item, Jeremy Suyker parcourt le monde depuis près de dix ans. Reporter sans frontières, il manie aussi bien l’art de la photographie que celui d’écrire. Portrait d’un trentenaire toujours en mouvement.

Celui que ses potes surnommaient Rekyus du temps où il était étudiant a bien grandi. A 32 ans, le Parisien est désormais un reporter reconnu dans le cercle très fermé du photo-journalisme. Après avoir fait ses armes au Dauphiné Libéré et divers journaux nationaux, le jeune homme a pris son courage à deux mains pour réaliser son rêve. Parcourir le monde. Direction alors la Mer Noire et ses contours. Sa rencontre avec Istanbul et sa douce luminosité marque un tournant dans sa jeune carrière. C’est là-bas, sur les rives du Bosphore, qu’il soigne sa sensibilité de photographe. Mois après mois, il se lance dans une vie de nomade. Celle d’un observateur qui file comme l’éclair. Ses allers-retours en Iran lui permettent notamment de boucler un reportage intitulé « The Persian Factory », qui traite de la scène artistique underground de Téhéran. Ici, il signe l’une de ses plus belles séries de clair-obscurs. Citons également des reportages sur la guerre civile au Sri Lanka ou encore sur les remous démocratiques en Birmanie. Sans oublier son sujet insolite « Europe Express » pour lequel il a partagé le quotidien d’un groupe de touristes chinois en Europe. « J’ai toujours été intrigué par ces touristes qui débarquent par paquet en ville, font le tour des monuments à toute vitesse puis repartent », avoue-t-il. Son abnégation lui permet aujourd’hui de collaborer avec les plus grands. Avec caractère, il impose sa griffe dans les pages de National Geographic, 6 Mois, The Washington Post, Geo ou encore Der Spiegel. Depuis janvier, ce dernier s’est envolé pour plusieurs mois au Brésil. Pour un premier pas en Amérique du Sud. Vous pouvez d’ores et déjà le suivre via son compte Instagram où il publie régulièrement de beaux instantanés. Fidèle à lui-même, il nous réserve quelques bonnes surprises dans les kiosques. De Recif à Rio, de Salvador à Sao Paulo, il poursuit son chemin et continue ainsi de cultiver sa plume, son regard et sa curiosité. Son flair de baroudeur téméraire.

 


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http://jeremysuyker.com

Crédit Photo Une : © Jeremy Suyker, Ipanema (Rio), Mars 2017.