Dans l’intra-extra de Thomas Bohl

A l’occasion de l’exposition « Histoires collectives #2 » visible jusqu’au 14 avril 2017 au Conservatoire à rayonnement régional du Grand Avignon, coup de projecteur sur Thomas Bohl et son Laboratoire de la Photographie Sociale et Populaire. 

Thomas Bohl, c’est un bonhomme né là haut, à Châlons en Champagne, entre bitume et campagne. Né dans ces quartiers où l’on cultive l’ouverture d’esprit, le partage, le don de soi. C’est surtout un trentenaire bien dans ses pompes depuis qu’il a décidé, il y a six ans, de faire à plein temps des clichés sur ce qui l’entoure. Et ce qu’il connait le mieux : l’enfance, les zones à l’écart, le métissage, les boulevards et les gueules de chaque comptoir. De chaque tribu. Educateur spécialisé de formation et grand amateur d’ethnologie, ce passionné d’Ethiopie a fait de la photographie sa raison d’être. Plus qu’un métier. Une passion. Un quotidien. Un savoir-faire. Sur sa terre d’adoption nommée Avignon, il s’efforce chaque jour d’aller au-delà des remparts. Au-delà des clichés. Dans un intra extra permanent. Ses terrains de jeu sont ces lieux dont personne ne cause ou presque. Ces MJC, ces MPT, ces centres sociaux, ces pieds d’immeuble, ces gens d’en bas. Tellement si haut. Armé de multiples appareils argentiques et numériques, il passe le témoin aux jeunes désireux d’apprendre. Désireux de faire clic clac. Pour l’éternité.

La vie est belle
Son travail, ce sont des expériences artistiques, éducatives et sociales qui s’entremêlent pour donner sens à des histoires. Vraies. A travers les yeux des enfants, on découvre des scènes de la vie de tous les jours. De la Barbière à Monclar en passant par Champfleury. Avec eux, Thomas s’applique à démocratiser la pratique et la connaissance de la photographie. Des projets participatifs donc. Mais surtout des rencontres. Beaucoup de rencontres. En rapport avec son époque, Thomas multiplie les initiatives. Tout en s’essayant avec brio à des techniques d’antan dites alternatives. Ambrotype, cyanotype, collodion et autres plaques de verre jaillissent de son atelier. Saison après saison. Et si vous avez de la chance, vous le croiserez peut-être au détour d’une rue, sous un tunnel urbain ou au coeur d’un village du Luberon, en train de coller sur les murs décrépis des noirs et blancs pertinents. Sans oublier son nouvel amour. La danse et ses chorégraphies. Des Hivernales d’Avignon au Palais de Chaillot. Avec lui, la vie est belle. Belle à vivre. Belle à observer. A aimer.

En savoir plus ?
Découvrez son site web où il présente des années de travail :
http://thomasbohl.fr