Festival du Film Isréalien 2016 : Une semaine et un jour

Comment appréhender, comment vivre après la mort de son fils de 25 ans ? Comment conserver une vie de couple et de parents ? Chacun prend des routes différentes, souvent, c’est ce que nous montre Asaph Plonsky dans « Une semaine et un jour », film présenté et primé à la Semaine Internationale de la Critique à Cannes au printemps dernier. Une mère institutrice qui reste très attachée aux choses de la vie quotidienne, un père qui entre dans une douce folie, entre lâcher-prise et gentils pétâges de plomb… Shai Avivi est étonnant en père qui cherche à retrouver les sensations que pouvait vivre son fils. Evgenia Dodina, elle, joue juste ce rôle de mère qui tente de tenir à bout de bras un foyer qui part en morceaux, tout en n’ayant pas la force de condamner l’attitude d’un mari tout aussi meurtri qu’elle, jusqu’à son oubli si important pour elle.

C’est l’épreuve d’une autre famille qui va lui faire prendre conscience que le deuil, même s’il l’a prolongé d’une douce et folle journée supplémentaire, doit laisser la place à la vie…

PS : pour finir, je ne résiste pas au plaisir de décerner ma mention tout à fait spéciale à Zooler (Tomer Kapon), le fils des voisins, grand dadais qui a oublié de grandir, hilarant dans un numéro d’air-guitar dévastateur !

Un film à voir en exclusivité dans le cadre du Festival Laissez-Passer, 6ème Festival du Film Israélien de Carpentras au Cinéma le Rivoli,
Mercredi 5 octobre à 21h00 (en présence de Sahi AVIVI) et dimanche 9 octobre à 18h30

La programmation complète du festival sur Festival Laissez-Passer