Akwaba donne de la voix

Lieu de musiques actuelles depuis plus de dix ans dans le Vaucluse, Akwaba se sent menacée par un Plan Local d’Urbanisme. La direction de la coopérative culturelle a décidé de faire entendre son point de vue via Change.org, une plateforme de pétitions en ligne.

On ne peut pas dire que la présence d’Akwaba à Châteauneuf de Gadagne fasse l’unanimité au sein du Grand Avignon et du Pays des Sorgues. Voici plus de dix ans que la structure entreprend des actions au niveau socio-culturel à destination des jeunes et des adultes. Au sein d’une zone semi-rurale, les concerts (capacité 400 places), expositions et autres ateliers offrent une diversité culturelle hors des standards. Pourtant, Akwaba se retrouve aujourd’hui contrainte de passer pour une touriste dans une enquête publique qui ne la prend pas au sérieux. Ignorée. Le malaise est le suivant : dans le cadre d’un Plan Local d’Urbanisme, la mairie de Châteauneuf de Gadagne souhaite la construction de logements dans la zone dite de « la cave coopérative/gare ». Zone où est située Akwaba… « Si nous ne sommes pas contre de nouveaux voisins, le projet proposé aujourd’hui par la Mairie ne prend pas en considération notre présence et nos activités. Nous nous opposons fermement au PLU actuel et demandons une concertation avec les acteurs publics et privés afin de co-construire ensemble un projet d’urbanisme permettant de maintenir une activité culturelle et d’offrir un cadre de vie de qualité au nouveaux arrivants de ce quartier », indique la direction d’Akwaba. Proximité des habitations, zone de parking du public ou encore sécurité des voies. La pérennité de l’établissement est clairement en danger. C’est dans ce contexte qu’Akwaba demande des soutiens, avant de remettre sa pétition après le 12 septembre au maire Pierre Molland ainsi qu’au commissaire enquêteur Pierre-Bernard Faguet. Comme pour leur rappeler qu’Akwaba signifie bienvenue dans plusieurs dialectes d’Afrique de l’Ouest. Et non au revoir.

Pour en savoir davantage et signer la pétition : cliquez ici !
Photo : Thomas Bohl